L’Orage de l’arbre d’eau di Hervé Bordas.

L’Orage de l’arbre d’eau

Chaque texte, chaque dessin pourrait ne pas exister ou bien s’écrire autrement, chaque mot, chaque trait, chaque branche, chaque rencontre avec le jour. Les dix doigts sont nos arbres, ils dessinent le sens des mots dans toutes les directions, ils plient la phrase. Un éclair dans la nuit. Chaque branche est un choix, une rencontre, une fuite, un écho qui ne revient pas, nos cris restent suspendus, accrochés au vide.  Attiré vers le haut, vers les constellations, enraciné vers le bas, il se perd en se répétant mille fois. Se ramifier est sa seule loi. Ses branches nous entourent,  nous enlacent, nous invitent et nous déchirent. Elles s’écartent, se rapprochent pour mieux s’enfuir, s’envolent et se nouent.  Penché, il est rempli d’ivresse, jusqu’à pleurer. Lorsque nous ne croyons plus en rien, il croît encore, rarement il montre sa fatigue. L’audace de l’arbre est de déchirer le ciel en mille morceaux et d’éparpiller la lumière en mosaïques de soleil. Le jour, il joue avec la nuit le cœur battant. L’arbre est un silence posé sur l’horizon, il sera toujours différent et jamais plus nous ne le reverrons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il Temporale dell’albero d’acqua

Ogni testo, ogni disegno potrebbe non esistere o diversamente scriversi, ogni parola, ogni tratto, ogni ramo, ogni incontro con il giorno. Le dieci dita sono i nostri alberi, disegnano il senso delle parole in tutte le direzioni, piegano la frase. Un lampo nella notte. Ogni ramo è una scelta, un incontro, una fuga, un’eco che non ritorna, i nostri gridi rimangono sospesi, attaccati al vuoto. Attirato verso l’alto, verso le costellazioni, radicato verso il basso si perde riproducendosi infinite volte. Ramificarsi è l’unica legge. I suoi rami ci circondano, ci allacciano, ci invitano e ci strappano. Si allontanano l’uno dall’altro, si avvicinano per scappare meglio, volano via e si annodano. Piegato verso il basso, pieno di ebrezza, fino a piangere. Quando noi non crediamo più a niente, lui cresce ancora, raramente mostra la sua stanchezza. L’audacia dell’albero è di strappare il cielo in mille pezzi e sparpagliare la luce in un mosaico di sole. Di giorno col cuore in gola gioca con la notte. L’albero è un silenzio appoggiato sull’orizzonte, sarà sempre diverso e non lo rivredemo più.

Hervé Bordas, L’arbre d’eau, tecnica mista su muro, Sant’Arcangelo (PZ), agosto 2019. Testo di Hervé Bordas. Foto di Domenico Brancale.

 

4 commenti

  1. […] L’Orage de l’arbre d’eau di Hervé Bordas […]

    1. Magnifique énergie vitale du végétal.
      Merci

  2. Grazie..alberato

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